Cérémonie commémorative du 1er novembre

Cérémonie commémorative du 1er novembre

Que commémore t-on le 1er Novembre ? Pourquoi avons-nous un monument commémoratif (une stèle) rue Deplanque ?

Le samedi 7 mai 2005 la municipalité de Tigery inaugure un monument commémorant l’exécution du capitaine Roland Deplanque, le 22 août 1944, et donne son nom à une nouvelle rue de la commune.
En fait le capitaine Roland Deplanque a été fusillé au carrefour de Villeroy dans la forêt de Sénart. Mais des travaux d’agrandissement de la chaussée condamnent l’ancien monument commémoratif à disparaître.
La Municipalité de Tigery a aussitôt proposé d’en ériger un nouveau à deux pas de la Mairie.
Depuis, chaque année, le 1er Novembre, avec les élus, nous rendons hommage au capitaine Roland Deplanque aux côté des associations d’anciens combattants de Maisons-Alfort et de Tigery

[Parlons maintenant de l’histoire du groupe fondé par Maurice Lissac]

Le commandant Maurice Lissac, alors âgé de 62 ans, fonde à Maisons Alfort un groupe de résistance rattaché à l’Armée Volontaire (6ème bataillon Seine Sud).
Le recrutement est progressif (l’effectif atteindra 120 hommes à la veille de l’insurrection) mais les activités clandestines sont nombreuses :

  • établissement de faux papiers pour les réfractaires
  • délivrance de faux certificats médicaux aux ouvriers déjà requis pour le STO
  • hébergement d’aviateurs alliés
  • préparation d’un terrain de parachutage à Crouy sur Ourcq en Seine et Marne
  • renseignements sur les activités des troupes d’occupation et sur les passages de train de munitions
  • sabotage de l’usine S.K.F à Ivry sur Seine
  • relevé du plan de la Cartoucherie de Vincennes
  • constitution d’un dépôt de munitions à Maisons Alfort …

Ce dépôt de munitions sera hélas découvert par la Gestapo le 7 juin 1944 et quatre hommes sont arrêtés le surlendemain :
Maurice Lissac, déporté à Buchenwald, disparu
Guillaume Le Bars, déporté, mort à Buchenwald
Roger Girard et un certain Martin, que les Allemands relâcheront faute de preuves.

Plusieurs membres du groupe quittent Maisons Alfort pour échapper à de nouvelles arrestations; Maurice Picard et Roger Gignoux qui avaient rejoint le maquis de Lorris dans le Loiret seront capturés et fusillés le 14 août 1944.
Le capitaine Roland Deplanque remplace alors le commandant Lissac.
Dans la nuit du 19 au 20 août 1944, le groupe s’empare de la mairie de Maisons Alfort, de la poste, de la perception et s’installe en surveillance sur de nombreux points stratégiques.
Le 21 août deux hommes (un Français et un Belge) qui tentent de s’enrôler dans les rangs des FFI sont arrêtés … il s’agissait d’agents travaillant pour les Allemands.
Toujours le 21 août le groupe parvient à arracher des mains des Allemands un jeune homme retenu prisonnier. L’escarmouche, sur la route de Villeneuve à Maisons Alfort, coûtera un mort et un blessé aux troupes d’occupation.
Revenant du PC du commandant Boulard à Créteil, le capitaine Roland Deplanque se rend sur les lieux de l’accrochage et tombe sur un barrage allemand installé sur place. Si les deux hommes qui l’accompagnaient sont relâchés, il est pour sa part emmené en forêt et fusillé au carrefour de la Croix de Villeroy le lendemain.
Malgré cette perte le groupe assure la liaison avec l’avant-garde américaine, qui se présente par le sud de Paris, et lui signale une forte concentration ennemie dans la plaine de Mély.

Source : http://www.liberation-de-paris.gilles-primout.fr/

2019-11-20T15:07:44+01:00
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